Fougères

Les vraies fougères sont constituées: 

  • de feuilles ordinairement découpées, ou frondes, qui se déploient en crosse et qui portent généralement sur leur face inférieure des sporanges regroupées en amas (sores) ;
  • d'une tige souterraine à croissance verticale ou horizontale appelée rhizome, et d'un système racinaire. 

Les prêles ont la particularité de former des verticilles de rameaux le long d'une tige articulée principale, ce qui leur donne cet aspect si caractéristique. Elles ne possèdent pas de vraies feuilles mais plutôt de petites écailles soudées en gaine à leur base. Les sporanges sont ici regroupées au sommet de la tige formant ainsi un épi sporangifère. Certaines espèces présentent des tiges stériles différentes des tiges fertiles. 

 

Bien que ces organismes soient adaptés à la vie terrestre, leur reproduction reste encore étroitement liée à la présence de l'eau. C'est pour cette raison que les fougères et les prêles se rencontrent préférentiellement dans les milieux humides ou à forte humidité atmosphérique, au bord des rivières ou des plans d'eau, ou encore au sein d'anfractuosités de rochers ou de murs plus ou moins frais ou ombragés. 

 

Cycle reproductif chez les fougères. © M. Parazols.

Conifères

Les conifères correspondent à des espèces ligneuses (arbres et arbustes) dont les feuilles sont en forme d'aiguilles ou d'écailles. Ils sont pour la majorité composés d'espèces à feuilles persistantes. Ils sont aussi nommés résineux car la plupart des espèces sécrètent des oléorésines.

 

    Les organes reproducteurs sont regroupés en cônes unisexués (mâles ou femelles) compacts, dressés ou pendants, qui se développent en position latérale ou terminale des rameaux. A la base de chaque écaille se trouvent soit des ovules nus (un à trois selon les espèces) pour les cônes femelles, soit des sacs polliniques contenant les grains de pollen pour les cônes mâles. Selon les espèces, les cônes mâles et femelles sont portés sur un même individu (espèce monoïque) ou sur des individus séparés (espèce dioïque).

    Les conifères ont participé à deux avancées majeures dans l'histoire évolutive des végétaux:

    • la pollinisation aérienne, permettant enfin aux individus de s'affranchir de l'eau pour leur reproduction ;
    • la production de graines, augmentant ainsi les chances de survie de l'embryon en le protégeant des variations de conditions environnementales et notamment de la dessiccation ; lorsque ces conditions ne sont pas propices, la graine peut entrer dans un état de dormance en attendant qu'elles soient favorables à la germination. 
    Cycle reproductif chez les conifères. ​© M. Parazols.

     

    Consultez la page "Les pives de nos forêts" du programme Découverte de la RTS pour avoir un aperçu des cônes des résineux les plus répandus dans nos forêts.

    Plantes à fleurs

    Les plantes à fleurs correspondent à l'ensemble des végétaux dotés d'une "vraie" fleur, c'est-à-dire d'un organe possédant un ou plusieurs ovules enfermés dans un ou plusieurs carpelles. Ces derniers, situés au centre de la fleur, peuvent être soudés entre eux ou libres, formant ainsi un seul ou plusieurs pistils. Ces derniers sont constitués de :

    • un ovaire, partie basale contenant les ovules ;
    • un style, tube effilé prolongeant l'ovaire ;
    • un stigmate, partie sommitale recueillant le pollen.

     

     

    Après fécondation, l'ovule se développe en graine et l'ovaire se transforme en fruit. Les autres pièces principales constituant une fleur sont :

    • les étamines (organes mâles) ; 
    • les pétales, dont l'ensemble forment la corolle ;
    • les sépales, qui constituent le calice.

    Outre la grande variabilité morphologique que présentent les plantes à fleurs, ces végétaux ont su développer un panel de stratégies adaptatives afin de coloniser l'ensemble des milieux terrestres : nanisme des plantes de haute montagne, accumulation d'eau des plantes grasses, raccourcissement du cycle biologique des plantes des déserts, production d'épines pour lutter contre les herbivores, présence de "flotteurs" chez certaines plantes aquatiques, etc.

    L'étude de l'histoire du vivant, depuis l'apparition de la vie, avec les premières bactéries il y a environ 3.5 milliards d'années, jusqu'à aujourd'hui, nous démontre ainsi que l'évolution tend vers une augmentation permanente de la diversité des structures et des formes. 

    Cycle reproductif chez les plantes à fleurs.

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